dimanche 16 mai 2010

Swann 27 novembre 1987 - 12 mai 2010

C’était une nuit d’automne froide et humide, un taxi apeuré qui roulait trop vite. Peu après tu pointais le bout de ton nez, juste le temps de faire connaissance. Et déjà tu les faisais toutes craquer,  c’était un signe et c’était ton nom. Nous étions encore des enfants et toi tu étais déjà notre deuxième. On était invincible et on pensait tout savoir, tu peux nous en vouloir, on avait à peine plus de vingt ans. Ce métier inconnu d’être parent on le croyait facile, quelques couches à changer et des bisous à donner. Mais dès lors que l’on savait tout, les erreurs de la vie, sans n’en oublier aucune nous les avons toutes commises. Dans cette vie séparée, nous avons chacun, sûr de notre jugement, essayé de faire de notre mieux. Nous te devions la sérénité de l’enfance et nous t’avons donné le champ de bataille d’un amour trop jeune et ravagé.
Malgré tout cela, nous t’avons aimé comme toutes celles et ceux qui t’on connu, car derrière tes frasques il y avait toujours ce garçon tendre et sensible qui nous faisait tous craquer.
Il est trop tard pour regarder en arrière et contempler la somme de nos erreurs, il est trop tard pour réparer aujourd’hui ce qui pèse dans nos cœurs.
Tu nous as quitté à cet âge ou l’on brule la vie par les deux bouts, l’âge que nous avions quant tu es né. Trop tôt, trop vite, tu laisse un trou béant dans nos cœurs meurtris à jamais, tout s’efface et il ne reste que la douleur de ton départ.
Ou que tu sois à présent nous ne pouvons qu’espérer que tu y sois serein et que tu protèges tous ceux que tu as aimé…

Je t’aime

lundi 19 octobre 2009

5500Km et 5 états

Une nuit au Reliant

Nous arrivons dans la zone du stade vers 16h15 et cherchons notre zone de parking. On la localise rapidement et facilement, merci GPS, mais comment faisait-on avant ? Ben on s’emm... !!!

On entre dans le parking et l’étiquette fournie par l’organisation nous ouvre les portes de la zone VIP. Pas de file d’attente, couloir réservé, accès direct dans la zone d’entrée du stade. La voiture est garée à moins de 100 mètres des grilles, impeccable. Nous entrons immédiatement dans la partie sécurisée, après les contrôles des sacs. C’est encore une fois les billets VIP qui nous laissent arriver là alors que d’autres attendent encore derrière les grilles. Contrairement à Paris, ce privilège permet d’aller à la boutique pour acheter un tee-shirt sans faire de queue et d’avoir encore le choix car tous les produits sont disponibles. L’ouverture des portes est prévue pour 17h. Je suis excité comme une jeune pucelle, j’ai envie d’hurler. – On y est ! On a préparé ce coup de folie depuis plus de six mois avec l’hésitation dans un 1er temps, car les billets étaient très chers. Puis au fur et à mesure nous avons planifié des vacances sur site, quelques jours à Houston, puis le fait de faire un road trip, mais dans ce cas il fallait y passer au moins deux semaines et louer une voiture. Donc comme nous l’avions déjà fait en France, puis en Italie, nous avons décidé d’un road trip au GPS. Avec ma gazelle on adore ça. C‘est génial de partir ainsi, sans but défini, sans programme précis.

Alors enfin la seule étape planifiée de ce trip est là devant nous. Un stade magnifique, grandiose comme savent le faire les américains. Bien sur un stade comme le Stade de France (SdF), est grandissime et c’est sans conteste un très bel ouvrage. Mais les américains arrivent même à mettre  en scène leurs constructions.  81 mètres de hauteur soit un bâtiment d’environ 20 étages, gigantesque baies vitrées en façade et le nec le plus ultra, un toit coulissant qui s’ouvre et se ferme sans même qu’on le remarque et en moins de 12 minutes. Plus concentré que les stades d’Europe, ces stades américain sont haut, très haut. Nous entendons distinctement U2 en cours de répétition à l’intérieur, quelques minutes qui font monter l’adrénaline. On est impatient de voir The Claw à l’intérieur du stade. Il faudra être patient, car les portes vont ouvrir avec 20mn de retard sur l’heure prévue. Quelques personnes râlent mollement arguant le fait que la party VIP commence à 17h et qu’il est déjà 17h20. Nous sommes en Amérique, les gens attendent, et même un puissant coup de sifflet de ma part ne changera rien. Un ou deux autres se joignent à moi pour siffler, le tout dure moins de 10 secondes. En France la même situation aurait tourné au sifflet de toute la foule présente, pas ici ! Bon ok, je l’ai joué frenchie, ça n’a pas marché. Je remballe donc ma nationalité french râleur, et je sors le petit suisse sage de sa boite. Les portes s’ouvrent enfin, l’entré est très rapide et en quelques secondes nous sommes devant les escalators qui nous montent au deuxième niveau du stade. La zone est large et caque centimètre qui entoure l’accès gradin, est couvert de boutique boisson, nourriture et boutique fan. Nous demandons notre chemin pour la party VIP. Bien dirigé nous sommes dans les 20 premières personnes à recevoir notre badge VIP ainsi qu’un cadeau. Il s’agit d’une trousse de toilette en cuir avec le logo du 360 et l’inscription Blackberry. Elle est jolie, et l’intérieur est au design du NLOTH, je ne m’attendais pas à cela, mais c’est un bel objet. Au passage nous avons enfin vu The Claw dans l’enceinte. Du coup le stade parait tout petit. En rapport au SdF, la griffe est plus proche de tous, c’est chouette. La party commence, sur des écrans passe le DVD du Vertigo Tour à Chicago. Le buffet est énorme, des bouchées (de taille américaine), des viandes chaude à la coupe, des légumes, des salades, des desserts et bien sûr toutes les boissons que vous voulez. C’est d’ailleurs le seul endroit du stade ou il y a des alcools forts, le reste du stade en étant interdit par la loi du Texas. Nous nous restaurons et rencontrons une fan de Washington. Un peu déjantée, mais sympa ! Son mari la trouvait folle d’avoir fait Washington – Houston pour un concert. Elle est contente car elle va pouvoir l’appeler et lui dire qu’elle a trouvé plus taré qu’elle en la personne de deux suisses ayant traversé l’atlantique et une partie des USA pour la même chose. Il est temps d’aller prendre nos places. Elles sont situées en 1ere tribune sur le côté droit de la scène, côté Adam. The Claw est devant nous immense, belle et si proche ! Nous sommes contents de ce point de vue. Contrairement à la France, il n’y a aucune difficulté pour passer dans les diverses zones du stade. D’ailleurs personne n’a même contrôlé que nos billets correspondent à nos places. La chose désagréable du show se profile devant nous. Ces ricains bougent toutes les 5 minutes (non je n’exagère pas), pour aller chercher de la bouffe ou des boissons…y sont vraiment chiant pour ça !

Les lumières s’éteignent, le toit du stade s’est ouvert sans même que l’on s’en aperçoive, et Muse entre en scène. C’est une 1ere partie de luxe pour nous européen, ainsi que quelques locaux, mais il faut avouer, chose qui nous sera confirmé lors de notre départ par un fan de Houston, que ces ricains sont bien incultes. Muse y connaissent pas, un point c’est tout ! On avait déjà remarqué ça au fond de l’Arkansas ou une serveuse non a dit ne pas connaitre U2. Elle nous a dit texto – Ici on écoute de la country, c’est tout, le reste connait pas ! Alors si certain ne connaissent même pas U2, Muse je vous dis même pas. Le stade est d’ailleurs plus actif dans les stands bouffes et bien des sièges, plus du quart à mon avis, sont vides durant le show de Muse. Pourtant avec une belle setlist « Intro-Dance of the Knights [From Romeo and Juliet], Uprising, Map of the Problematique, Supermassive Black Hole, Interlude, Hysteria, Undisclosed Desires, Starlight, Time Is Running Out, Plug In Baby » Il faut attendre Starlight, soit presque la fin de la prestation, pour que la salle bouge un peu. En fosse je vois 3 ou 4 paires de bras qui bougent, un ou deux de plus vers la fin. Des fans de Muse ont convaincu des fans U2 ! Pour nous qui aimons Muse, c’est du pur bonheur, le show est déjà lancé pour nous. Des titres du nouvel album que j’aime bien et quelques autres titres « du lourd de Muse » pour bétonner leur passage. Dans un mois je suis à Zurich pour les voir et ce qu’ils viennent de montrer en scène, prédit un super show. Donc au final une très belle 1ere partie malheureusement impossible en Europe, tant il est vrai qu’ils sont parfaitement capables maintenant de remplir n’importe quel stade, une fois Wembley fait, le reste…

Le staff travaille vite, et une multitude de roadies sont à pied d’œuvre pour mettre le matos de U2 en place. Les essayeurs commencent de faire sonner les instruments de nos paddies. Musique d’ambiance Bowie, tient j’ai déjà entendu cela quelque part, puis la musique change et U2 arrive.
Le stade est plein cette fois, ovation de l’arrivée des membres du groupe et bien sûr hystérie dès que Bono monte en scène. On démarre comme à Paris, nous sommes heureux de revoir enfin U2 et d’assister à ce show pharaonique.  Les titres s’enchainent et il faut bien le dire, on voit que le show est rodé, ça roule impec. Le public mettra un bon moment à se réveiller, mais sur scène on voit bien qu’ils s’amusent beaucoup.  The Edge court sur les pontons, sur le Catwalk, Bono se déplace un peu moins, mais les autres un peu plus me semble-t-il. On a droit à l’ISS, - Houston we have no problem! Dixit Bono ! Bon contrairement aux commentaires vu lors de Paris I, mais ayant fait Paris II, je pensais que ça allait être dérangeant. Pas pour moi en tout cas, Bono nous a habitué à couper ses concerts avec diverses choses ou discours. Sans ça serais ce toujours U2 ? J’ai aussi l’impression d’avoir entendu une version légèrement modifié de « I'll Go Crazy », plus rythmée, meilleure encore à mon goût. Le discours de Tutu pour lancer One, mais aussi un magnifique snippet d’Amazing Grace. Alors bien sur j’ai vu des commentaires au sujet de ce snippet. Bien sûr il ne ferait pas ça en Europe, mais il faut voir ça dans un stade américain. Cette chanson est du domaine du mythe aux States et bien des gens ont la main sur le cœur ou les larmes aux yeux quand il chante ça. Tout le public reprend en cœur la chanson et sans être américain, quand il termine et que la ferveur monte du stade après ce titre, ça vous fout la chair de poule. En bref un très grand moment ici aux US. Le public me semble un peu plus mou qu’en Europe, par contre le stade entier chante et ça monte bien plus fort qu’en France, mais ça c’est juste l’effet pays anglophone. Ultra Violet, WOWY et MOS pour clore le show. A nouveau et contrairement à ce que certain disent, je trouve que MOS fini merveilleusement le show, il fini sur une note paisible de cette très belle « balade ». J’ai bien cru ne pas l’avoir un moment et je pense qu’elle m’aurait manquée.

On sort du stade heureux et impatient de les retrouver à Istanbul en fin d’année prochaine. A nouveau un accès rapide pour la sortie grâce au pass VIP. Les parkings se vident très vite et malgré le peu de transport en commun et donc que des voitures, les gigantesques autoroutes 7 voies qui sillonnent Houston absorbent le trafic en moins de deux, y’a un max de trafic mais ça roule !

Les notes résonnent encore dans nos têtes, nous étions privilégié d’être ici et nous en avons bien profité. Merci U2 et merci Muse !
 
 
   
  

 
 
 
 

dimanche 18 octobre 2009

I'll be back

Le retour c’est bien passé, un long vol pour une courte nuit et une longue journée. Fatigué, nous avons quand même tenu tout le samedi éveillé après notre atterrissage à 7h30 à Genève, il fallait à tout prix ne pas dormir de la journée pour reprendre un horaire Europe. Une bonne nuit de sommeil par-dessus et une fraiche, mais claire journée d’automne se profile.

 Je voulais dans ce billet, remercier tous ceux qui sont passés ici pour lire ce blog au fil des jours et qui ont ensuite fait le lien avec le site de photo. Un merci particulier à ceux qui ont gentiment ajouté un commentaire, c’est aussi cela qui fait vivre un blog, et je peux vous dire que nous avons beaucoup apprécié lire vos réactions.

 Enfin comme le titre de ce billet le dit bien, ce n’est pas fini ! Je vais en effet continuer d’écrire ce que nous avons découvert dans ce voyage, mais plus sous forme de billet journalier…plutôt comme une histoire, romancée ! J’ai encore une multitude de photo à mettre sur le site flickr. J’espère que vous serez encore nombreux à venir ici pour suivre ce blog et le faire vivre tout comme le site de photo. Ils sont les deux publiques et sans restrictions d’accès, vous pouvez donc passer les liens à tous ceux que vous connaissez si vous avez eu plaisir à venir traîner par ici et n’hésitez pas à laisser une trace de votre passage.

Merci à tous!

mercredi 14 octobre 2009

En vrac c’est space les States…

Ici le meilleur côtoie le pire c’est le cas partout et pour tout.

Ainsi le long des routes, les avertissements pour garder le Texas propre sous peine d’amende sévère. Ces même routes parcourues des véhicules aux moteurs surpuissants pour rouler à 104 km/h et qui doivent consommer 15 à 20 litres au 100 km.

Dans les lieux comme les parcs naturels, les aquariums comme ceux que nous avons visités, ou l’on vous fait un spitch sur tout ce qu’ils font pour préserver l’environnement, l’importance du tri des déchets etc. avec leurs vastes locaux climatisées à 17 18 degrés en permanence ! Certes il fait chaud, mais 17 18 quand il fait 35 dehors et je ne vous dis pas le choc thermique à chaque fois.

La carte d’identité et 21 ans pour acheter une bière, mais pas pour un flingue.

Les odeurs de l’Amérique sont surprenantes aussi. Hormis l’odeur tenace des champs pétroliers et de leurs usines de traitement, nous avons eu droit au quartier entier infesté de l’odeur de friture des fast-foods du coin. Mais aussi bien plus surprenant, en traversant la campagne, à plusieurs reprises l’odeur qui supplantait tout était celle de la beuh. Oui c’est bien ça, la beuh, le schit, cannabis, l’herbe quoi. Hallucinant, oui y’a de quoi le dire. Et ça sentait très fort…je ne sais pas quel autre plante diffuse cette odeur, le mystère restera entier dans ce domaine.

A plusieurs titres ce pays est pour le moins étonnant. Et je crois que si pour beaucoup le rêve américain n’existe plus, il n’en reste pas moins que l’Amérique continue de faire rêver. Chacun trouvera ici le moyen de rêver en fonction de ses aspirations les plus profondes. Le mythe reste donc intact, même si les douanes américaines devraient apprendre que celui qui entre ici n’a pas nécessairement envie d’y rester.

Le retour approche, mais le blog continue pour un débriefing de ce voyage et en guise de support aux photos qui seront encore publiées sur Flickr  

 

 

Day10

Donc en fait celui que l’on attend depuis le début de notre périple. Nous sommes partis de Corpus Christi ce matin pour arriver à Houston vers 13h00. Un repas vite englouti et nous nous préparons pour partir au stade. La tension monte…départ dans 30mn !

Day9

Après notre départ de San Antonio, cap encore plus au sud. Nous allons atteindre l’extrême le plus au sud du Texas, Corpus Christi. Nous y arrivons un peu avant le couché du soleil, de quoi savourer encore cette fin d’après-midi sur la côte du golfe du Mexique. Il fait très chaud, plus de 32 degré et toujours cette humidité. Mais l’endroit est joli, il ne ressemble en rien au reste du Texas. C’est plus dans le style bord de mer de Floride ou de Californie, tout au moins dans l’esprit. Nous avons décidé de rester deux nuits ici avant de reprendre la route en direction de Houston. Nous avons une chambre sympa avec vue sur le golfe, cette baie superbe, et le porte-avion USS Lexington. Le coin est très calme, et pour cause nous sommes hors saison. Nous avons fait le tour de la baie aujourd’hui, ce qui nous a permis de découvrir toute la baie, et même celle que nous ne devions en principe par voir… Je me suis engagé sur une route (Gazelle était à la carte), après y avoir vu de manière rapide un panneau indiquant un grand « Warning » suivi d’un Property of US Government. Pris d’un doute affreux, j’explique ce que j’ai vu à ma Gazelle, et lui disant que tout le reste du panneau, je n’avais pas pu lire ce qui était inscrit. Turnaroud immédiat. Au niveau du panneau on s’arrête et on regarde. En effet on est sur la route d’accès à une base militaire…vaut mieux dégager d’ici fissa ! On continue le tour de la baie qui nous vaut de voir une multitude d’oiseaux d’eau. C’est un spectacle superbe que de voir ces aigrettes, hérons, pélicans et autres échassiers. Ce lieu doit être un ravissement pour tous les photographes animaliers et autres amoureux des oiseaux. Nous prenons le ferry pour 5 minutes de traversé au bout de la baie. Juste le temps d’apercevoir un groupe de dauphin passer devant nous puis plonger et disparaitre. Décidément la faune texane nous aura gâtées. Après notre mini périple maritime nous nous arrêtons à l’aquarium du Texas, juste à côté du Lexington. Une visite sympathique avec quelques piqures de moustique texan à la clé…sont voraces et douloureux les bougres ! Retour à l’hôtel pour écrire ces quelques lignes à l’intention de notre fan’s club, et nous allons repartir pour quelques achats et une soirée tranquille en amoureux. Demain nous allons faire route dès le matin pour Houston et nous poser à notre hôtel pour un brin de toilette avant le départ pour le Reliant Stadium pour y être vers 16 heures environ, soit 23 heures pour vous. La party VIP démarre à 17 heures et le concert à 19 heures. On croise les doigts pour gagner la visite backstage d’avant concert, mais même si ce n’est pas le cas, tout le reste ne sera que du bonheur ! Et quelque soit la setlist ! Les fans du U2France et U2Achtung qui suivent notre périple, me comprendrons.