Ça y est !
Oui vous êtes tous rentré, ou presque ! C’est difficile de ne pas s’en apercevoir vu que les embouteillages sont revenus en même temps ! Cela implique une relation de cause à effet.
Les embouteillages c’est de votre faute !
Et oui, la connasse là devant qu’arrive pas à manœuvrer son 4X4 pour amener son chiard à l’école et qui se gare juste sur le passage pour piéton à l’endroit ou la rue est la plus étroite… c’est encore vous ! Pis l’espèce de boulet avec sa décapotable sport, qui force le passage parce qu’il est seul au monde avec sa caisse à cent patates… c’est toujours vous ! Vous ne me croyez pas !
Demandez à tout ceux qui sont restés. Deux mois qu’on n’a pas vu ça. Deux mois que la ville est calme, agréable. Pas de coup de klaxon, pas de priorité coupée, pas d’énervement. Un nouveau visage d’humanité sur ceux qui restent, une compréhension mutuelle, presque un amour furtif.
Donc moralité, c’est bien vous qui faites chiez !
D’ailleurs ce constat n’est pas vrai que sur la route.
Au travail, moins d’appel, des gens moins stressés, plus agréable et poli. Dans les magasins, pas de queue interminable aux caisses avec des hôtesses de caisse souriantes et avenantes. Mais aussi les places de parking. Inutile de tourner des plombes pour une place dans le parking le plus cher du secteur. Non il y a plein de zone bleue libre qui vous attendent.
La banque, la boulangerie, le bureau de tabac et la pompe à essence sans attente ! Y’a que la poste ou rien ne bouge, parfois on se demande même s’ils sont là !
Bref, partout règne l’harmonie, le bonheur et tout le toutim. On a l’impression de voir la ville parfaite que vous a présenté votre promoteur avant l’achat de votre bien immobilier. C’est après avoir emménagé que vous vous êtes aperçu de la réalité. Et bien là c’est la même chose. On s’est aperçu que c’est vous qui foutez le bordel partout !
Y’a bien une solution radicale pour revenir à ce que nous avons vécu ces quatre semaines… tous vous renvoyer en vacances !
Oui, mais non ! Cette solution ne me paraît pas équitable.
Du coup pour compenser c’est moi qui vais me barrer maintenant. Je vous laisse, je déserte la ville et je vais voir ailleurs où vous n’êtes pas.
Du coup, tout ce dont je viens de vous parler, vous verrez comme c’est agréable quand je serai plus là !
Et oui, il faut bien être, à un moment ou un autre, le con de quelqu’un !
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