dimanche 16 septembre 2012

On the plane again, again


Il est 16h ce vendredi lorsque nous quittons Genève pour la 1ere escale de notre voyage. Six heures plus tard nous posons à Doha après avoir traversé l’Europe nous sommes un peu secoué au dessus de la turquie (déçue que nous ne nous y arrêtions pas probablement), effleuré la Syrie, frôlé Bagdad et Bassorah et touché le golfe persique dès les 1ere lumière du Koweit et qui seront les dernières visible avant notre arrivée sur Doha. A l’approche c’est un véritable ballet aérien au dessus de ce petit état du golfe. Les nouvelles danseuses du golfe arabo-persique sont les lumières colorées de tout ces avions, ballet incessant de ces milliers de voyageurs qui comme nous contribuent au réchauffement climatique. Après ce long vol il est agréable de ce détendre un peu les jambes dans les couloirs de ce transit international ou des milliers de gens de tous horizons, de toutes cultures et de toutes nationalités se côtoient aimablement, comme quoi c’est possible ! Le monde devrait peut-être devenir un vaste hall d’aéroport… bon voilà que je m’égare !

Pas le temps de bavasser plus, car notre avion pour la suite nous attend déjà. Cette fois c’est près de 8 heures de vol que nous ajoutons car notre prochaine escale est Kuala Lumpur ou nous posons en début d’après-midi. Alors là, inutile de me demander l’après midi de quoi de ou de quel foutu fuseau horaire ou quoi que ce soit du genre. Tout ce que je sais, c’est que nous sommes parti depuis un bon moment quant nous touchons la Malaisie. Nous restons à bord et l’avion se vide au deux tiers. Trois ou quatre clanpins montent à bord et c’est reparti pour un tour, le dernier.

Il est juste passé 16 heures locale quand nous débarquons en Thaïlande et plus exactement à Phuket. Mais Phuket et sa réputation n’est pas le point final du trip, cela serait bien mal me connaitre. Après 20h de balade sur la planisphère, nous avons loué une voiture pour rejoindre notre hôtel situé à 160km de Phuket.

Bon pour ce qui est de la prise en main de la voiture pas de soucis, mais en ouvrant la portière un constat me saute aux yeux…quelqu’un à piqué le volant !!! Enfin pas vraiment, le petit saligaud l’a en fait mis de l’autre côté. Ben oui bordel, ici y roulent a gauche, mais y z’ont foutu le volant à droite…coool pour une fois que je vais pouvoir bronzer du bras droit ! Non mais vous pouvez vous marrer. N’empêche que comme beaucoup d’entre  nous, je pose mon bras gauche sur le bord de la vitre baissé. Oui le gauche, jamais le droit (si toi lecteur tu mets le droit, c’est que t’es passager, donc file au prochain paragraphe car ceci ne te concerne pas), mais là vu que tout est inversé…grrr ! Premier croisement à gauche, essuie glace…hein !!!! Ce coup là il va m’arriver encore quelque fois je vous assure. Les clignotants sont de l’autre côté, je viens de vous dire que tout est inversé bordel.

Bref c’est parti pour 160 bornes et ici il parait que cette distance signifie 3h de route. Tout ce passe pas trop mal enfin de compte. Je m’habitue à la conduite à gauche, assis à droite. J’arrive même à dépasser dit donc ! Nous croisons des centaines de motos, vélo et surtout scooter. Dans tout les sens. Seul, à deux trois ou même parfois quatre, avec des chargements improbables, ces deux roues pétaradent joyeusement mas aussi dangereusement. J’ai vu un scooter avec une douzaine d’échelle de 2 à 3 mètres qu’il transportait, en fait un mur d’escalade avec des roues… On a aussi croisé des éléphants…dans le mauvais sens, allons donc, histoire de pas compliquer le truc je suppose ! Bref dès le départ c’est ce que j’appelle du dépaysement total…mais s’est pas fini.

Ce que je redoutais le plus est arrivé. Vers 18h, 18h30 plouf fit le soleil dans la mer toute proche. Du coup les candélabres, les bornes lumineuses, les catadioptres et autres saletés réfléchissantes, ici que pouic, y en a pas ! Donc dès qui fait nuit, ben y fait nuit. Les bagnoles dépassent n’importe où, les scooters non pas de lumière et donc on y voit que dalle. Pratique pour lire les panneaux. Bon on est plus très loin il reste 30km tout au plus et voilà que le GPS s’éteint à cause de plus de batterie. Ha oui je ne vous ai pas dit ! J’ai un peu oublié cette saloperie de prise USB sur allume cigare. J’ai de quoi ouvrir un magasin d’informatique et d’électronique avec tout ce que je transporte et là… un truc de 7 centimètre de long et 1,5 de diamètre je l’ai pas…c’est ballot !

Donc sans GPS et avec une lumière qui n’est que celle de mes phares, que peut-il arriver de plus, je vous le demande. Non car là je tiens le pompon. Ben j’avais tort, la loi de Murphy aidant, sans lumière, sans GPS au cul du monde…une bonne grosse averse tropicale. Genre soudain 3 gouttes de pluie mouille ton pare-brise et 5 secondes plus tard t’a l’impression d’être dans un tunnel de lavage.
Oui parce que ça aussi j’ai oublié de vous le dire. Ici nous sommes en fin de saison des pluies, il fait donc 25 à 28C° avec 85% d’humidité…d’où le nom d’averse tropicale….c’est bon vous suivez !
Donc si parfois je suis tête en l’air et que j’oublie un truc, je n’en reste pas moins prévoyant. Sur le Ipad on a une appli GPS et une sur mon phone et sur le Iphone de Gazelle qui va devenir mon GPS pour les derniers kilomètres. Surtout que l’hôtel est perdu dans la jungle (je blague pas juré), premier bled à 23 bornes. Donc on va se gourer 2 ou 3 fois et même passer devant l’hôtel sans le voir, mais pour finir vers 19h30 locale nous arrivons dans ce petit paradis perdu.

Et là je vous dis même pas… quel accueil, mais quel accueil. Sublime, génial, souriant, cordial, amical etc etc etc. Un petit thé frais, de fleur en guise d’accueil et ça vous plante le décor.
Mais tout cela sera pour le prochain épisode

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