lundi 17 septembre 2018

Salut les amis!


Ceux qui sont passés par les Philippines te diront que les Philippins sont d’une gentillesse absolue. On te servira le même discours pour la Thaïlande ainsi que bien d’autres pays du sud-est asiatique. Il va de soi que personne n’a tort et personne n’a raison plus qu’un autre. Il faut constater que cette culture à une force et une puissance dans l’accueil, l’amabilité, la gentillesse qu’il est bien difficile d’égaler ailleurs dans le monde. Certes il y a toujours un endroit ou les gens sont gentils et sympa et peu importe le pays ou la culture. C’est au moins aussi évident que de trouver l’infâme connard n’importe où dans le monde.



Nous ne connaissons pas toute l’Indonésie, mais ici, Bali et ses alentours ne dérogent pas à la règle. Partout ou nous sommes allés, partout où nous avons eu à faire à la population locale, nous avons retrouvé cette gentillesse et cette ouverture dans le contact.
Awan, puis Oka et enfin Nova, nos guides ont été bien plus que de simple prestataire de service. Après quelques minutes ils sont avec nous, font partie du trip, du groupe tant leur naturel ouvert leurs permet d’intégrer la famille comme s’ils avaient toujours été présent. Des vieux amis en fait !



Moi je suis à la fête avec eux. Choyé, chouchouté, dorloté et ce, même si je fais un caprice. Ces nouveaux amis aux yeux d’amandes et au sourire omniprésent sont vraiment très cool. On me porte, me raconte des histoires, me donne des biscuits, des bonbons. Ils jouent avec moi et me laissent faire à peu près tout ce que je veux.
Tout au long du périple les gens me connaissent et me reconnaissent. Ils me saluent, me font de grand sourire et veulent poser avec moi. Maintenant je sais sourire sur commande pour faire des selfies. On se bouscule pour me voir. On court vers moi dès que mon prénom est prononcé. Lilly résonne comme un aimant. Femmes, hommes tous veulent leur selfie avec the star… On me l’a fait pas à moi, je l’ai bien compris que je suis une star. La Suisse m’a créé, la Turquie a amorcé mon potentiel d’attractivité. Et oui je suis l’égérie d’une marque Turque pour ceux qui ne le savent pas. Maurice m’a fait comprendre l’importance de mon aura et là Bali j’explose tel un feu d’artifice. On dégaine l’appareil photo dès que je parais et si je savais écrire, nul doute que je serais en séance d’autographe. Il arrive que l’on me compare aux Kardashian. Ne sachant qui ils sont, je réponds que je n’ai pas pour habitude de m’occuper des rookies…



Pour en revenir à nos sympathiques amis, au retour d’une ballade guidée nous avons vu des baraques délabrées. Les murs sont en feuilles de palmiers tressés, les toits en taule ondulée, en bois ou en chaume. Par un mur n’est droit, pas un mur n’est joint et le sol, c’est le sable de la plage. Cette cahutte n’est pourtant pas inoccupée. Du linge pend dans le « patio », l’entrebâillement des murs laisse voir une vie organisée à l’intérieur. Derrière la maison un couloir d’un mètre vingt de large la sépare de la cahutte suivante. Ce couloir fermé de trois côté et aménagé en douche, en tout cas tout les signes sont là. Nous demandons à notre guide qui habite là. Pas dans le sens « les connais-tu », mais plutôt s’ils sont pêcheurs, artisans ou cultivateurs. On voit que la question n’était pas attendue et après quelques secondes d’hésitation la réponse arrive. – Personne n’habite là. Les gens viennent juste pour la journée et ce n’est pas une douche, c’est pour laver des choses ! On peut dire que cette réponse fera l’unanimité parmi nous. C’est faux et bien peu convaincant. Si ça a 4 roues, un moteur et une carrosserie et que ça ressemble à une bagnole, alors il y a de forte chance pour que ce soit une bagnole. Ici c’est la même chose. Tout les signes de l’extrême précarité sont là, le reste et l’explication ne sont qu’humilité, douceur et pudeur.



Nous avons vu cette pauvreté dans des échoppes ou le lit plus ou moins dissimulés fait office de bureau. Et le dessous de l’oreiller est transformé en tiroir-caisse pour la monnaie. Les arrières cours de Ubud comme les arrières magasins de Lembongan racontent l’histoire plus authentique que les boutiques souvenirs, les restaurants ou les beaux hôtels de ce coin de paradis. Le respect des ainés, des faibles ou des malades. Les forces de la croyance qui mènent d’abord a prier pour l’homme âgé qui fait une attaque catatonique, plutôt que le mener en urgence à l’hôpital. D’ailleurs cette ferveur, parfois par habitude, est très présente ici. Les autels se comptent par centaines, les offrandes dans une feuille de palmier tressé, sont partout en multiples exemplaires. Encens, fleurs, riz, cigarettes et autres garnissent ces petits paquets. Devant chaque magasin, restaurant, hôtel, maison privée il y en a un, deux, trois voir parfois même quatre ou plus selon la taille du lieu. Chaque jour ils sont remis à neuf et le rituel recommence.



Mais ici peu importe les soucis ou l’adversité. C’est toujours et partout avec un sourire franc et sincère que l’on vous accueille. Heureux de recevoir, de partager ou d’apprendre à connaitre. 


Encore une fois l'Asie offre plein de facettes magnifiques, pour peu que tu daigne sortir de ton all inclusive et que tu ailles au contact. 
Zénitude de l’Asie, de sa culture et de ses habitants !



Aucun commentaire: