dimanche 16 septembre 2018

A table!


On est en Asie, donc pour l’occidental moyen on peut dire que l’on bouffe plutôt pas mal. En fait la critique sur la cuisine ici est essentiellement basé sur la cuisine de ton pays d’origine. Ce qui fait que là où l’anglais fait – Amazing, it's really good, l’allemand – Ja, ja, gut ! Le suisse – ouais vu l’prix ce n’est pas si mal, l’italien - va bene, ma come puoi chiamarlo pasta ? et bien sur le français – Ouais bof, whalla quoi. On est pas à top chef, mais bon y pourraient se sortir les doigts du cul. J’vais leur envoyer Etchebest ça va chier dans les ventilos. Non mais en fait tu vois, leur bouffe c’est de la merde, et comme français, nous la bouffe ça nous connait.


 
Voilà qui prouve bien que la sensibilité et l’apprentissage du gout en fonction du pays d’origine à un impact direct sur le ressenti d’une cuisine étrangère. Et sur ce point au moins on peut faire confiance au français, tant il est vrai que si la France est numéro un en termes de tourisme mondial on peut parier que ce n’est pas sur la sympathie et la chaleur de ses habitants, sinon ça se saurait. Reste donc le décor et la bouffe !



Pour en revenir à notre tambouille, la cuisine balinaise est pleine de plats divers, mais si tu n’es pas connaisseur averti ou si tu résides moins de 2 mois sur l’île, il y a fort à parier que la grande majorité d’entre eux tu ne les verras même jamais sur le menu d’un resto. 
Le Nasi Goreng et le Mie Goreng, pour sur tu les verras partout. Le Mie est le Pad Thaï local et le Nasi furieusement ressemblant mais avec du riz et non des nouilles. Le Gado-gado est aussi un classique qui sera proposé partout. Une salade de légume cuit, pousse de soja, riz le tout arrosé d’une sauce cacahuète.



Moi le riz avec plein de truc j’aime bien, mais le poulet, le canard, les tomates, le concombre aussi et bien d’autres choses encore. Pourtant j’ai un petit truc que j’adore. Des mois que je dévore le truc dès qu’il y en a. Des mois que j’envoie un message télépathique sans succès car mes parents ne pigent rien…ce n’est pourtant pas compliqué bordel ! Du guacamole, ça ne vous parle pas. Ici si y’a bien un truc qui ne savent pas faire c’est ça.



Biscuits, chocolat, amandes grillées et je ne sais pas tout quoi encore, c’est aussi des trucs que j’aime bien. Et c’est plutôt cool parce qu’il se trouve que mamie en a plein avec elle. Et quand je dis avec elle, je veux dire en importation illégale, car elle rapporte tout depuis chez elle. En gros on vient de s’apercevoir qu’on voyage avec une annexe de l’épicier arabe du coin.



Donc en résumé la bouffe ici c’est pas mal vu que c’est bien de l’asiatique. Nouille, riz dès le petit déj et le reste de la journée idem. Toute manière je ne suis pas pénible et moi une tranche de tomate, un bout de concombre et c’est le rêve.
Sur l’ile de Bali changer de cuisine chaque soir n’est pas compliqué. Tu passes d’un resto à l’autre dans le patelin ou tu es et c’est réglé.
Il faut aussi voir que cette débauche de bouffe est celle des touristes, pas celle de la masse. Le pays est pauvre et même si les gens sont très pudiques et éludent le sujet, on peut facilement se rendre compte qu’une partie de la population est déjà bien heureuse d’avoir du riz à chaque repas.



Sur Lembongan c’est nettement moins évident. Déjà l’ile c’est un timbre-poste et la diversité n’est pas au rendez-vous. Si tu ne veux pas ou ne peux pas te déplacer facilement, notamment de nuit, alors tu dois te contenter des quelques restos aux alentours et comme on dit tu as vite fait le tour.



Il y a au moins un chose de sûre, c’est que les trois n’ont pas fait régime bien loin de là. 
Si mon lait, mes couches et autres petites choses liées à mon confort personnel, vont sensiblement alléger la valise en poids et en volume, la compensation familiale va bien vite effacer ce léger gain. 



J’ajouterai même que sans les 192 marches (Maman) et les 195 marches (Mamie), à noter que même là-dessus elles ne sont pas fichues de se mettre d’accord, donc sans ces fameuses marches, il y a fort à parier que l’on serait passé proche de la catastrophe calorique. On peut affirmer sans sourciller en termes de ressources humaines, qu’elles ont provoqués un sacré dégraissage. 
Ouf on a évité le pire.



Et moi les marches ? Super génial sans problème. Et la première mauvaise langue qui dit ou pense que c’est facile des les bras de papa ou maman, aura droit à un baptême made in Lilly dont je vous épargne pour le moment tout détail superflu. Je me permets de préciser que je monte à pieds, toute seule comme une grande les nombreuses marches (j’ai compté mais je ne vais pas me mettre à dos l’une ou l’autre, elles me sont utiles les deux) sans perdre un gramme. En fait je prends du muscle et j’ai des cuisses en béton. Il était temps vu qu’une de mes taties veux toujours me « croquettas », là elle aura intérêt d’avoir un dentiste fortiche sinon elle vas y casser les ratiches…

1 commentaire:

Joëlle a dit…

Hahahahaha!!!!!!!