samedi 10 octobre 2009

Day5

Nous quittons Texarkana sous une pluie battante. La patronne de l’hôtel nous a dit qu’il pleut sur tout le Texas…journée pourrie ! Bon ok je me démonte pas et décide de faire de la route, direction ouest vers Dallas. Alors on trace, Dallas, Fort Worth, Abilene, Odessa et descente sur Fort Stockton. Aucune idée, alors jetez une coup d’œil sur la carte avec ce lien..
http://maps.google.ch/maps?f=d&source=s_d&saddr=texarkana&daddr=dallas+to:fort+worth+to:abilene+to:Odessa,+Comt%C3%A9+d'Ector,+Texas,+%C3%89tats-Unis+to:fort+stockton&geocode=%3B%3B%3B%3BFTLt5QEdZf7l-Sn5fBM5asn7hjFGX2FUNKslFg%3B&hl=fr&mra=pe&mrcr=3,4&doflg=ptk&sll=37.751798,-97.178407&sspn=37.526242,112.324219&ie=UTF8&ll=31.802893,-98.481445&spn=10.150357,28.081055&z=5
Mille kilomètre d’est en ouest avec à la clé la traversée quasi complète du Texas. Pourquoi… vous le saurez bientôt ! Mais je peux déjà dire une chose « nous sommes en plein cœur du vrai Texas ». Je n’ai pas encore eu le temps de mettre les quelques images faites en cours de route, ou après une pluie constante l’arrivée sur Abilene, donc les portes de l’ouest, le soleil est revenu pour nous souhaiter la bienvenue. Quel choc, les plaines de la conquête de l’ouest sont là devant nous. Abilene le début ou la fin du voyage à cette époque. Puis ces kilomètres de routes tirées à la règle, droite au point que des que vous surplombez le route de quelques mètres, votre vision porte au loin voyant toujours ce long rouleau de bitume, les pompes des puits de pétrole avec le soleil couchant qui nous éclaire nos derniers tours de roue. Quelle beauté, le souffle coupé par cette intense excitation de l’ouest. Il y a peine deux siècles les convois de chariot traversaient ces plaines remplies de troupeaux de plusieurs milliers de têtes bétails. Ces histoires des colons apprises dans « Lucky Luke », vous pouvez en rire, mais c’est un peu de ça aussi qui m’amène ici. « A l’ouest du Pecos » la loi du juge Roy Bean, barman qui s’improvisa juge et rendait sentence dans son Saloon le « Jersey Lilly », c’est bien grâce aux pères de Lucky Luke, Morris et Goscinny, que gamin j’apprends cette histoire en lisant l’album « Le juge ». Je ne savais pas alors que des années plus tard, je dirai à ma douce – Je veux aller à l’ouest du Pecos. La pauvre, pour qui Lucky Luke ne veut pas dire grand-chose, ne comprend pas cette idée saugrenue, mais elle suit et s’émerveille aussi de tous ces magnifiques paysages. Alors demain, Juge, je vais entrer sur ton territoire. On va franchir le Pecos et s’en boire un à ta santé !

1 commentaire:

Emilie a dit…

Déjà que mon envie de parcourir les plaines des USA était forte avant, mais là je dois dire que ca me picotte encore plus. Vraiment dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous, mais je me dis aussi une chose: la pluie en pleine nature, ca a quelque chose de sauvage, d'encore plus "nature" justement, qui nous lave de tout. D'ailleurs, si j'y étais, je m'arreterais en bord de route pour me faire tremper, quelque pas à être en totale connexion avec ce qui m'entoure... Bonne suite de trip mes amis.