Tout le monde se dit… « Alors
l’Australie, c’est comment ? ». Et bien pour commencer je vous dirais
– Bordel de m… c’est loin, mais alors vachement loin !
26 heures de voyage, dont 22 le cul posé dans
ce foutu cigare en métal. T’arrive sur place à 5h du matin et t’est
complètement déchiré, décalqué, lessivé, claqué. Tu tourne en rond, tu cherche
un café bien fort pour te remettre un coup derrière la cafetière et que le truc
dégeulasse qui te sert de cerveau, se
remette à fonctionner.
Non mais quelle idée que d’habiter aussi loin de tout…
Parce que sur l’échelle de la planète et partant du fait que du côté ouest
presque tout le monde à fait un petit saut par dessus l’atlantique, ben pour côté
East, y’en a un paquet qui ont pas dépassé le massage Thaïlandais. Pourtant
y a encore du chemin après ça.
Pis t’arrive ici, au pays de Bernard et Bianca
et après, fini, y’a plus rien, terminé, rideau, c’est la fin du monde… Bon ok
t’a encore la Nouvelle Zélande, mais ça compte pas c’est grand comme un timbre
poste et à part des Elfes, des nains et des Hobbits, y’a que dalle. Donc oui c’est
bien la fin du truc ! Ok je sais,
j’suis pas neuneu… la terre est ronde, donc pas de fin. Mais bon si tu
continues, tu retournes chez Barack… Ha !....Why ?
Ben oui il est
Hawaïen le gars non ?
Comment elle est pourrie ma blague ? Oui
ben je le sais, mais tapez vous 3h de sommeil en 26h, et une journée complète à
crapahuter dans les rues de Sydney, genre 20 km de marche (on a le podomètre et
les preuves) et ensuite on verra si vos blagues ne sont pas pourries !
Du coup je repars dans tout les sens et je
m’égare. Donc oui loin de tout, à la fin du monde… c’est ici.
Franchement ! Une ballade dans les rues de Sydney et tu vas vite
comprendre. Non mais sérieux quoi, y’a des drôles ici. Et je ne parle pas des animaux.
Non je parle des gens.
Je ne sais pas si c’est le fait d’être isolé, ou
si c’est pour ça qu’on les a isolés justement, mais y’a une belle bande de
frappadingue dans ce coin. Je ne peux pas les décrire, mais bon t'imagine la
personne surprenante (dans l’esprit -what’s the fuck, dans le texte WTF) que tu
croise parfois vers chez toi.
Ok tu visualise… cool,
Ben ici t’en a une douzaine par coin de rue,
je me demande même si y construisent pas des nouveaux coins de rues pour en
mettre plus !
A part ça ? Sydney y’a un pont et un
opéra. Ha vous les avez vu en photo! Bon ben vous connaissez Sydney. Ok,
j’exagère…ou pas !
Je savais que j’oubliais un truc ! Notre
hôtel est Potts Point. Alors moi idem que toi, jusqu’à ce matin « Potts
Point » pas la moindre idée, j’avoue même que je savais pas que ça
existait. Pour ceux qui connaissent un peut Genève, nous dirons que c’est la
puissance 10, allez même 25 des Pâquis. Boites à culs ou bar à fesses, appelez
cela comme vous le voulez, y’en a à foison de la toison ! Pipe Show or Pipe chaud, it's not question, it’s
here !
L’anecdote du jour…
Un restaurant chinois sur la jetée entre le
pont et l’opéra. L’endroit à une belle terrasse et la carte est appétissante.
Elle annonce du Salty à l’ail et gingembre. Salty étant le nom ici pour le gros
crocodile de mer. Depuis le temps que j’ai envie de bouffer du Croco, pis dans
le pire des cas si je me fait bouffer durant notre périple, ça fera un partout,
pas de jaloux !
Dans l’absolu, je préfère garder un point d’avance sur ce
coup là… mais bon on ne sait jamais. Nous commandons donc chacun nos plats, le
tout accompagné de riz.
La portion de riz est immense, et le serveur à
pris soin de la mettre sous cloche de manière à ce qu’elle reste chaude.
A un moment, je décide de me resservir. C’est
à ce moment là que l’attaque a été lancée et que tout a basculé. Il n’aura
fallut que trois petites secondes pour que cette belle journée ensoleillée
bascule.
On prend alors conscience de notre fragilité face à ce monde hostile
qui peut vous faire reculer de millier d’années en trois petites secondes. Le
combat ultime, Le combat pour la survie, le combat de la prédation.
Il y en avait deux. Observant la scène des
touristes bâfrant cette nourriture trop grasse pour des ventres qui le sont
tout autant.
Pour réussir, il fallait un timing tout helvétique, une
connaissance des lieux sans faille, mais aussi et surtout un plan d’attaque
aussi soudain que furtif, et un moyen de fuir, rapide et sans risque.
Alors que je remplissais mon bol de riz,
la première vague glissait déjà sans le moindre bruit. Au dernier moment, c’est
le plongeon, tel un kamikaze, pour frapper au plus vite… une attaque kamikaze
dans un restaurant chinois, non mais même moi je m’étonne parfois !
J’en reviens à l’attaque proprement dite.
Sans l’ombre d’un remord la mouette fondis sur notre assiette de riz, plongea
son bec dedans et s’envola d’un coup d’aile avec le fruit de cette agression
caractérisée. Faisant écho à son cri moqueur caractéristique, notre propre rire
était semblable aux applaudissements pour l’artiste en scène qui réussi sa
prestation... chapeau bas!
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