Je vous ai déjà parlé des complications liées
à la recherche d’un hébergement… Mais là franchement on atteins des sommets.
Un gars nous disait – L’australien se lève tôt
et se couche tôt ! Alors soit peut-être qu’il se lève tôt, mais avant 9h
9h30 t’a pas grand chose ouvert. Quant au fait qu’il se couche tôt, ça oui je
confirme.
Bundaberg, nous sommes arrivé plus tôt pour
trouver de quoi se loger. Mission réussie, nous sommes conseillé pour un resto
type Steak House. On y a, impec c’est super bon. Toute la ville est là, sur son
31, dans ce qui ressemble plus à un réfectoire qu’à un resto. Quant je dis sur
son 31 c’est un peu ironique. Bon les femmes en jupe Chanel on tout de même
troqué les baskets pour des escarpins plus appropriés. Si si, jupe ou robe et
basket… même pas assortie. On en a vu à la pelle ! Le style pyjama aussi
(oui vrai pyjama), avec haut talon et gilet assez classe. Le style
« Geordie Shore » fait un tabac, pétasses vulgaires… j’en dirai pas
plus !
Bref nous sommes dans ce Steak House qui
indique « Dinner » 18h – 20h30, ensuite c’est rideau ! Il est
vrai que quant tu débarque en ville après 20h – 20h30, et je parle de ville de
50 à 80 milles habitants, tout est fermé… A part les stations essences, le Mc
Do et deux autres chaines du même type, c’est fini, c’est mort !
Alors quant tu trouve un australien, il est
presque sympa et serviable, mais donne lui un interphone et c’est fini, tu a
l’un des plus gros con de la terre !
Comme je vous l’ai déjà raconté, l’interphone
est le joujou par excellence. Cet après-midi, nous arrivons à Rockhampton
« capitale du bœuf ». Y’a deux Steak House, dont un est fermé le
dimanche et l’autre est le miteux gite des soudards du coin, ok on passe son
chemin. Nous finirons dans un petit resto italien, mais qui est trop
généreusement placé haut de gamme par Lonely Planet, alors qu’il serait qu’un
banal resto italien chez nous, voire même un peu kitsch et entré de gamme.
Carte sans choix et décor figé. Mais la bouffe est très bonne fort
heureusement. Cette ville est la zone avec un grand Z, on ne fait que passer la
nuit et demain matin on met les voiles.
Le pompom est tenu par un motel recommandé par
Lonely Planet comme le plus chouette de la ville. Nous y allons, il est à peine
16h, l’endroit est très joli, style colonial refait. Porte close !
Interphone.
On (re-)joue le jeu…
-
Bonjour, nous cherchons un chambre
pour la nuit, avez vous du dispo ?
-
Brrr Gzzzz Oui c’est 135$ la
nuit !
-
Ok
-
Brrr Gzzz (suite inaudible)
Plus rien. Nous attendons quelques minutes,
pour voir la personne en chair et en os pour notre check-in. Plusieurs minutes
passent, rien :
-
Heu oui, désolé de vous rappelez,
mais nous sommes devant la réception, comme dit précédemment, pour nous c’est
ok on prend la chambre…
-
D’accord, comment vous appelez
vous ?
-
(on se présente) Mais vous ouvrez
la réception à quelle heure ?
-
06h AM !
-
Quoi, vous n’ouvrez la réception
que demain matin !
-
Oui, mais y a pas de problème,
donnez moi vos noms, info de carte de crédit et No de téléphone je vous fait le
check-in
Pour info, nous sommes dehors dans la rue avec
un interphone pourri qui grésille, et sans savoir avec qui nous parlons… et
elle veut nos noms, no de tél et no de carte de crédit… et tout ça hurlé dans
la rue… Hahaha la bonne blague.
Mon anglais sommaire me permet de comprendre
cette conversation surréaliste, et je lance un « ok bye, bye see
you » assez sonore qui si elle l’entend, fera comprendre que nous ne
prendrons pas la chambre et à ma gazelle, qu’il est temps d’arrêter de perdre
notre temps avec des gens flemmards, glandeurs et qui n’ont d’hôtelier que le
titre sur la porte de leur établissement sans jamais en avoir compris le plus
petit début du sens de ce mot ! C’est juste minable
Des hôtels et des motels fermés, pourris, y’en
a à tout les coins de rue, je commence à comprendre pourquoi !
Alors que nous trouvons des portes closes et
des interphones partout, on trouve un hôtel, un peu vieillot et défraichi, mais
propre et qualité prix correct. Chose extraordinaire, ce n’est pas un chaine,
ce n’est pas un interphone… c’est un humain qui nous reçoit. Il est peu habitué
à cet exercice de réception, cela se voit, il débute.
Un homme plus aguerri va venir l’aider un peu.
Pour le même prix on a deux humains, le top quoi, mais peut être es une
question de mentalité face au travail… ha oui je ne vous l’ai pas encore dit…
nous sommes dimanche, et les deux humains qui travaillent et nous reçoivent sont
asiatique…
Alors le « ouais en Australie les gens
son super gentil et patati et patata », ben pour moi ça reste encore à
voir… Même en France dans le pire endroit ou nous sommes allés « Le
Bourgogne à Evian », pour ne pas le nommer, l’accueil était mille fois
mieux et les gens bien plus sympathiques. Ces rastas post 68 et pseudo baba
cool que tu croises un peu partout par ici, sont juste des feignasses pathologiques
et nombrilistes et une bonne partie du reste, des colons, fils et petits fils
de colons qui pensent, et pensaient que l’herbe est toujours plus verte
ailleurs. Alors pour moi et pour le moment, je trouve, (ce qui est très rare
dans nos voyages) un endroit magnifique, mais aucun intérêt pour ses habitants,
souhaitons que des rencontres me fassent changer d’avis…
Une irlandaise, un écossais et enfin des
asiatiques pour avoir des gens un peu courtois et civilisés… Mais comme le
disait très justement l’écossais. Un pays annexé par l’Angleterre il y a à
peine deux siècles et qui a implanté son système et ses lois et annexant tout
et en disant « personne ne vit ici, donc c’est à nous ».
Ce qui amène à cette petite réflexion… Nous
avons tous (ou presque) une nationalité.
Pas ici ! Il y a un peuple, reconnu
maintenant, qui sont les Aborigènes. Personne ici ne les nomme Australien. T’es
naturalisé, né de colon etc… y’a un moment ou toi t’es Australien. Pas eux, ils
restent juste de Aborigènes, alors que les seuls vrai australiens depuis plus
de 40 milles ans se sont bien eux !
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