lundi 22 septembre 2014

Snorkling

Nous avions fait une première sortie snorkling sur la grande barrière à Airlie Beach. Une expérience magnifique lors d’un bain dans les whitsundays avec la découverte de fond marin d’une richesse exceptionnelle. Une pause repas, détente et découverte sur Whitheaven, considérée comme l’une des plus belle plage d’Australie. Notre 2eme sortie depuis Cairns allait nous emmener dans des zones encore plus magiques à deux heures de mer de la ville. Une balade en catamaran et lorsque le capitaine annonce que l’on va arriver, on se demande bien où ? Car on a vu des iles de tailles diverses et variées, mais sur notre vue à 180°, il n’y a rien, que le mer, avec des couleurs que je n’ai d’ailleurs jamais vu avant !

C’est à 500 mètres que l’on voit où l’on va s’arrêter…
Un ilot de 300 mètres de long et 50 de large. Il dépasse de la mer de moins de 2,5 mètres, raison pour laquelle il demeurait invisible depuis le bateau. Trois cent par 50 c’est la taille d’un gros bateau et lorsque tu en vois un au port du te dit –Whaou, ce truc est immense ! Pourtant la posé au milieu de la mer, cet ilot est à peine un timbre poste.

Comme vous l’avez vu parfois dans des reportages, il est couvert au ¾ par des oiseaux marins, c’est une vision incroyable. Mais ce que la télé ne restitue pas, c’est l’odeur ! Et là je peux vous dire que c’est carabiné. Ces milliers d’oiseaux dégagent une puanteur terrible. C’est bien simple, si n’avez pas le masque et le tuba vissé sur la tronche, vous avez l’impression de faire une visite dans un recoin sombre et glauque d’une ville ou tout les soulards du coin viennent se soulager… charmant, oui je sais. Mais le blog est là pour tenter de vous restituer au mieux ce que l’on ressent. Donc et pour résumer, le paradis à une vague odeur de chiotte !

Mais bon, il est temps de plonger… Et là, c’est la baffe.
Tu entre chez eux ! Chez qui ?
Chez les habitants de la grande barrière, et ce n’est pas rien. Les récifs coralliens sont généreux de formes, de couleurs, de textures, et le refuge qu’ils apportent à toute une vie grouillante n’est pas moins varié et coloré.
On ne sait ou regarder, tant le regard s’émerveille de tout ce qu’il lui est offert. De coraux minuscules aux plus énormes « boules » de plusieurs mètres de diamètre. Rond ou tel des branches d’arbres, d’assiette, ou de spaghetti, de sculpture d’art moderne aucune forme n’est oubliée. Nous sommes entre zéro et deux mètres. Le soleil n’a aucun mal à traverser une si fine couche d’eau, du coup les couleurs éclatent comme un feu d’artifice. Des bleus, des oranges, des rouges, des jaunes, des verts, mais pas comme vous avez l’habitude de les voir. Effet de la distorsion du spectre lumineux par l’eau probablement.

Pour ceux qui plongent, ils connaissent cela, mais pour tout les autres… Avec vous déjà entendu, voire même pensé au bruit fait par un « troupeau » de poisson divers qui « broutent » le corail ? C’est incroyable d’écouter ce que Cousteau appelait à tort « le monde du silence ». Dès que vous entrez dans cette ville sous-marine grouillante de vie, vous êtes happé par l’effervescence qui y règne et qui n’a rien a envier à nos centres villes. Némo reste prudemment dans 30 centimètre autour de son anémone préférée. Il peut d’ailleurs lui être fidèle à vie !
Des poissons perroquets paradent, l’heure est aux amours ! A noter que ce superbe poisson ne doit pas son nom à ses couleurs chatoyantes comme on pourrait le croire. Il tire son nom de sa bouche qui ressemble à un bec et, est extrêmement puissant. Les poissons lapin, toujours en couple, les fusiliers en bataillon comme il se doit. Dori en danseuse synchronisée, tant il est vrai que ces poissons ce déplacent « comme un seul homme ». Long Tom, un poisson argenté long et fin qui nage a des vitesses étonnantes. Il va si vite que parfois on le voit sortir de l’eau et voler au dessus sur plusieurs mètres. Nous avons vu des dizaines de sorte différente, tous magnifique, mais je veux terminer par un habitant qui n’est pas un poisson, mais un mollusque. Il avait la réputation légendaire et fausse, de retenir les plongeurs au fond de l’eau et de les noyer.
Il en serait bien incapable, même s’il le voulait. Nous l’avons vu dans si peu d’eau, qu’il suffirait au plongeur de se lever pour respirer. Celui dont je parle est le bénitier géant. Un mollusque qui peut atteindre une taille et un poids impressionnant. Le plus gros que nous avons vu devait faire la taille d’un môme de dix ans roulé en boule ! Ce coquillage est de toute beauté. Ouvert de plusieurs centimètres, il montre des couleurs violet foncée et de petites boules orangées, système d’œil primitif. Nous avons essayé de capturer des images de tout ça, pour vous les faire partager, mais nul doute que les plus belles resterons dans nos mémoires. Un semi submersible nous permettra de faire une ballade « plus profonde » nous montrant pas grand chose de plus que ce que nous avions vu en snorkling. Seule surprise supplémentaire, une tortue d’un bon mètre de diamètre, posée au fond à 4 ou 6 mètres.

Après tout ça, difficile de revenir à l’air libre, hormis la fatigue de près d’une heure trente de snorkling non-stop !

Sur le chemin de Cairns, nous avions fait un stop, via ferry, sur Magnetic Island. Un petit ilot sympathique avec ballade et détente. C’est au cours d’une de ces ballades que nous avons entendu un râle. Comme un félin qui donne de la gorge quant un truc lui plait pas. Nous savions bien qu’il ne s’agissait pas d’un félin, mais nous cherchions à connaître l’origine de ce bruit. Et soudain je l’ai vu, perché sur son arbre et ce râle, qui n’était autre qu’un ronflement, était le bruit d’un koala. Dérangé ou en plein trip des substances toxiques de son plat unique et préféré, il se mit à bouger en relevant sa tête pour la mettre complètement en arrière. Il fit alors sortir de sa gorge un cri guttural assez comique.

Nous avons quitté le Queensland pour les territoires du nord. De Cairns, avion direction Darwin. Là ce qui nous attends, c’est un reptile préhistorique ! Mais ceci est une autre histoire…



  

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