Je finissais sur le reptile préhistorique des
territoires du nord. Vous l’avez devinez, c’est le crocodile. Depuis des
millions d’années, cette bestiole n’a qu’un seul programme dans son système. Il
a d’ailleurs un cerveau guère plus gros qu’une noix.
Manger pour survivre et se
reproduire. Il ne marche qu’avec ça, et on peut dire que ça lui a bien réussi.
Il a peu évolué et son mode de vie basique en fait un prédateur supérieur. Avec
plus de 1200kg de pression au centimètre carré, sa mâchoire est la plus puissante
du règne animal.
Trois fois moins pour un lion par exemple. Nous allons voir
ici les deux espèces du coin. Le crocodile de mer et le crocodile d’eau douce,
vivant d’ailleurs l’un comme l’eau en eau douce ou salée.
Le crocodile d’eau
douce à un museau fin et fait pas plus de trois mètres. S’il n’attaque pas
l’homme et préfère l’éviter, en cas de rencontre fortuite, sa mâchoire longue
et fine fera des dégâts. Sur la Mary River et sur l’Adélaïde River, il nous
sera d’ailleurs fortement conseillé de ne jamais approcher à plus de 5 mètres
de l’eau. Rapport à celui d’eau douce qui monte sur les berges et se laisse
dorer au soleil ou à l’ombre selon ses besoins de température. Salty, celui de
mer, se propulse de deux bons mètres pour choper l’imprudent sur la berge, et
avec lui l’erreur ne se commet qu’une fois. L’hôte de notre gîte sur Mary
River, et très bon guide croco et oiseaux, nous explique qu’il y a peu de
temps, un pêcheur est descendu dans l’eau pour récupérer son poisson. Un croco
l’a happé, lui aussi attendait !
Sur Adélaïde River, nous faisons un tour
« Jumping Crocodile ». But du jeu, appâter des crocos et les faire
sauter hors de l’eau pour attraper de la viande. Il n’y a rien de
« dressé » là dedans. Les crocos sautent, ou plutôt se propulsent
très bien. Leur queue puissante les fait littéralement jaillir hors de l’eau.
Leur gueule atteint alors facilement un objectif à 3 mètres au dessus d’eux.
Etre sur une branche au dessus de la rivière n’est pas plus safe que de tremper
l’orteil dedans. Lors de cette balade, nous allons voir plusieurs Salty de 4
mètres et plus ainsi que quelques plus petit de 3 mètres tout de même. C’est
assez impressionnant de se trouver chez lui. Oui je dis chez lui car la seconde
ballade va nous montrer à quel point l’animal n’aime pas les intrus. Nous nous
sommes arrêté dans un gîte de cabine, sur la Mary River. Le boss est aussi
celui qui fait les ballades croco. C’est un passionné qui aime ça et ça se voit
tout de suite. Coup de bol, nous sommes dans un petit bateau bas de 30 places
et nous serons que 4 pour la ballade. Un couple californien et nous, c’est
quasi de la ballade privée. Notre hôte va s’en donner à cœur joie pour nous
expliquer nous seulement les crocodiles, mais aussi le milieu dans lequel il
vit et travaille. Ainsi il va nous amener sur une rive qui fait office de
nurserie pour les crocos d’eau douce. Trois jeunes de l’an passé sont là, 1 à 2
mètres, ils sont « mignons », mais leur gueule fine hérissée de dent
en fait déjà un prédateur aguerri pour les proies de la rivière. Plus loin un
Salty de plus de 3 mètres va foncer sur nous. Dans cette coque de noix qu’est
le bateau, nous ne sommes pas de la bouffe et ni sa femelle, il ne tolère pas
notre incursion dans son monde et nous le fait savoir. En gros son arrivée est
une intimidation pure et simple.
Nous verrons aussi un superbe martin pêcheur
bleu, des hérons, des aigrettes etc… Notre guide se met alors à nous expliquer
et nous montrer ce qu’est la « Wet » saison dans son coin, et là je
vous jure, on est dans l’extrême absolu. Nous sommes dans le lit de la rivière,
il y a deux mètres cinquante de flotte sous le bateau, et quelques crocos. Mais
en saison des pluies le niveau peu monter de plus de dix à douze mètres, soit
un débordement des rives les plus hautes le long de son cours. Au passage ces
crues dévastent tout. Les restes des dernières nous montrent un enchevêtrement
de bambou de gros diamètre, cassé comme des cure-dents. A plus de dix mètres au
dessus de nos têtes, les algues et les marques des crues sont bien visibles sur
les arbres. Il nous explique que lors de ces crues, les crocos sont alors
partout et qu’il faut être très prudent. Dans son campement, car il accueille
aussi des caravanes, la zone cuisine des campeurs gisait sous plusieurs mètres d’eau
et la zone était infestée de crocos. Nous passons sous un pont et il nous
montre les énormes branches coincées sous le tablier en expliquant que l’eau
est passée par dessus en février. Le tablier du pont est lui aussi à plus de
dix mètres au dessus de nous ! Pas besoin d’en dire plus.
Ce lieu est aussi un parc naturel et nous
sommes entouré de wallaby, de cacatoès et d’autres animaux. Certain auront même
décidé de s’inviter chez nous. Nous trouverons une petite grenouille couleur
sable dans notre lavabo, et filera en grimpant au plafond, et plus tard une
salamandre de même couleur trouvera aussi le lieu sympa.
Nous allons quitter le nord, (chaud) et
repartir vers le sud (frais), et oui c’est l’inverse de chez nous pour
Adélaïde. Départ donc de Darwin pour un vol de 3h.
Avant de repartir dans de nouvelle aventure,
je veux vous balancer ici une opinion toute personnelle sur deux trois truc du
coin. Le pays est génial et superbe. La faune, la flore et le décor vous en mettent
plein les mirettes. Mais qui sont ces australiens ?!
Et bien au risque de vous surprendre, voire
même de choquer certain, l’australien est en fait chinois en grande partie, et
japonais – coréen pour le reste ! Voilà ça c’est dit.
Bon là vous vous dites, le mec a pété un
câble, le soleil lui à trop tapé sur la tronche.
Ben moi je vous dit que non… si les campagnes
sont majoritairement blanche (comme un cul) typé roastbeef, dans les villes
c’est tout autre chose.
Bouffe, souvenir, services etc… tout est en
main jaune. Et pas à petite dose. Ainsi à Cairns, toutes les boutiques sont
tenues par des asiatiques. Des rues et des kilomètres pour trouver un resto qui
ne fait pas de la bouffe asiatique. Les panneaux devant la sortie de l’aéroport
de Cairns, ceux qui indiquent terminal truc, entrée machin… bin je vous le
donne en mille… En chinois, et pas genre anglais avec sous-titre chinois. Non,
non, non… juste en chinois et même pas en anglais. J’avais du mal à le croire
même en ayant le panneau sous les yeux !
Des rues entières, des centres commerciaux,
des foods court, tout en chinois et japonais, parfois en petit écrit en
anglais, mais c’est loin d’être toujours le cas.
C’est pas une explication raciste ou quoi que
se soit dans le style, c’est juste un constat…l’Australie est jaune et pis c’est
tout.
Remarquez, es un mal ? Je me pose la
question, et là pour le coup je suis sérieux. Car véritablement, si lors de
tout nos voyages nous sommes en grande partie tombée sur des gens sympa,
serviable etc. même lorsque qu’on nous disait en partant pour le Texas, je cite
–C’est que des gros paysans incultes et pas sympas. Ils n’aiment pas les
touristes et ils le montrent ! Ben c’était faux ! Alors qu’ici on
nous a dit –Ouais les gens sont sympas, ils t’aident facilement, ils sont
arrangeant etc. Et bien ce n’est pas du tout ce que l’on a vu.
Des grosses feignasses qui préfèrent se tirer
les flûtes plutôt que d’être arrangeant. Trois mots de vocabulaire la majorité
du temps et ce même dans des zones touristiques.
Une ribambelle de pseudo post baba-cool qui
n’ont plus rien de baba, ni de cool d’ailleurs. Complètement allumés ils sont
venu ici en se disant qu’ils passeraient plus inaperçu qu’ailleurs. Tu penses
un truc grand comme les US avec seulement 23 millions d’habitants… Un peu comme
à Kangourou Island ou une partie des premiers habitants étaient en fait des
évadés néo-zélandais qui s’arrêtaient et se posaient sur cette île sans loi,
sans police…
Pour être sur une note positive quant même, il
est vrai qu’il y a eu quelques exceptions, avec des gens vraiment très ouvert,
sympa et passionnés, mais c’est loin d’avoir été la majorité… malheureusement !
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