On est en Asie, donc
pour l’occidental moyen on peut dire que l’on bouffe plutôt pas mal. En fait la
critique sur la cuisine ici est essentiellement basé sur la cuisine de ton pays
d’origine. Ce qui fait que là où l’anglais fait – Amazing, it's really good, l’allemand
– Ja, ja, gut ! Le suisse – ouais vu l’prix ce n’est pas si mal, l’italien
- va bene, ma come puoi
chiamarlo pasta ? et bien sur le français – Ouais bof, whalla quoi. On est pas
à top chef, mais bon y pourraient se sortir les doigts du cul. J’vais leur
envoyer Etchebest ça va chier dans les ventilos. Non mais en fait tu vois, leur
bouffe c’est de la merde, et comme français, nous la bouffe ça nous connait.
Voilà qui prouve bien
que la sensibilité et l’apprentissage du gout en fonction du pays d’origine à
un impact direct sur le ressenti d’une cuisine étrangère. Et sur ce point au
moins on peut faire confiance au français, tant il est vrai que si la France est
numéro un en termes de tourisme mondial on peut parier que ce n’est pas sur la sympathie
et la chaleur de ses habitants, sinon ça se saurait. Reste donc le décor et la
bouffe !
Pour en revenir à
notre tambouille, la cuisine balinaise est pleine de plats divers, mais si tu n’es
pas connaisseur averti ou si tu résides moins de 2 mois sur l’île, il y a fort
à parier que la grande majorité d’entre eux tu ne les verras même jamais sur le
menu d’un resto.
Le Nasi Goreng et le Mie Goreng, pour sur tu les verras
partout. Le Mie est le Pad Thaï local et le Nasi furieusement ressemblant mais
avec du riz et non des nouilles. Le Gado-gado est aussi un classique qui sera
proposé partout. Une salade de légume cuit, pousse de soja, riz le tout arrosé
d’une sauce cacahuète.
Moi le riz avec plein
de truc j’aime bien, mais le poulet, le canard, les tomates, le concombre aussi et
bien d’autres choses encore. Pourtant j’ai un petit truc que j’adore. Des mois
que je dévore le truc dès qu’il y en a. Des mois que j’envoie un message
télépathique sans succès car mes parents ne pigent rien…ce n’est pourtant pas
compliqué bordel ! Du guacamole, ça ne vous parle pas. Ici si y’a bien un
truc qui ne savent pas faire c’est ça.
Biscuits, chocolat, amandes
grillées et je ne sais pas tout quoi encore, c’est aussi des trucs que j’aime
bien. Et c’est plutôt cool parce qu’il se trouve que mamie en a plein avec
elle. Et quand je dis avec elle, je veux dire en importation illégale, car elle
rapporte tout depuis chez elle. En gros on vient de s’apercevoir qu’on voyage
avec une annexe de l’épicier arabe du coin.
Donc en résumé la
bouffe ici c’est pas mal vu que c’est bien de l’asiatique. Nouille, riz dès le
petit déj et le reste de la journée idem. Toute manière je ne suis pas pénible
et moi une tranche de tomate, un bout de concombre et c’est le rêve.
Sur l’ile de Bali
changer de cuisine chaque soir n’est pas compliqué. Tu passes d’un resto à l’autre
dans le patelin ou tu es et c’est réglé.
Il faut aussi voir que
cette débauche de bouffe est celle des touristes, pas celle de la masse. Le
pays est pauvre et même si les gens sont très pudiques et éludent le sujet, on peut
facilement se rendre compte qu’une partie de la population est déjà bien heureuse
d’avoir du riz à chaque repas.
Sur Lembongan c’est
nettement moins évident. Déjà l’ile c’est un timbre-poste et la diversité n’est
pas au rendez-vous. Si tu ne veux pas ou ne peux pas te déplacer facilement, notamment
de nuit, alors tu dois te contenter des quelques restos aux alentours et comme
on dit tu as vite fait le tour.
Il y a au moins un
chose de sûre, c’est que les trois n’ont pas fait régime bien loin de là.
Si
mon lait, mes couches et autres petites choses liées à mon confort personnel,
vont sensiblement alléger la valise en poids et en volume, la compensation familiale
va bien vite effacer ce léger gain.
J’ajouterai même que sans les 192 marches
(Maman) et les 195 marches (Mamie), à noter que même là-dessus elles ne sont
pas fichues de se mettre d’accord, donc sans ces fameuses marches, il y a fort
à parier que l’on serait passé proche de la catastrophe calorique. On peut
affirmer sans sourciller en termes de ressources humaines, qu’elles ont
provoqués un sacré dégraissage.
Ouf on a évité le pire.
Et moi les marches ?
Super génial sans problème. Et la première mauvaise langue qui dit ou pense que
c’est facile des les bras de papa ou maman, aura droit à un baptême made in
Lilly dont je vous épargne pour le moment tout détail superflu. Je me permets
de préciser que je monte à pieds, toute seule comme une grande les nombreuses marches
(j’ai compté mais je ne vais pas me mettre à dos l’une ou l’autre, elles me
sont utiles les deux) sans perdre un gramme. En fait je prends du muscle et j’ai
des cuisses en béton. Il était temps vu qu’une de mes taties veux toujours me « croquettas »,
là elle aura intérêt d’avoir un dentiste fortiche sinon elle vas y casser
les ratiches…
1 commentaire:
Hahahahaha!!!!!!!
Enregistrer un commentaire